Festival de musique du Mont-Saint-Michel et sa baie – Via Aeterna

Spectacle, festival (concert, danse, théâtre)

Ne manquez pas ce rendez-vous incontournable pour profiter d’une programmation musicale éclectique dans un écrin d'exception.

  • Le dimanche 4 octobre 2026
    Eglise abbatiale : 10h, 14h30 et 19h
    Réfectoire des moines : 13 et 17h30
    Scriptorium : 16h

  • De 15 € à 25 €

  • Tout public

  • Ouverture des portes 30 minutes avant les concerts 
    Les concerts sont d'une durée de 45 à 60 minutes sans entractes
    Prévoir 1h30 entre l'arrivée aux parkings et l'entrée dans l'enceinte de l'abbaye 

  • Réservez votre billet

Présentation

Initié par le groupe Bayard en partenariat avec le Département de la Manche, le CREA Folles journées, les communes de la Baie concernées, le Centre des monuments nationaux, l’Etablissement public national du Mont-Saint-Michel et toutes les entreprises et partenaires locaux, le Festival Via Aeterna clôture cette année encore sa nouvelle édition par une journée dédie à la musique au cœur de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, le dimanche 4 octobre 2026.

Faire de la musique une rencontre.
Au Mont-Saint-Michel et dans sa baie, nous ne défendons pas seulement un festival. Nous défendons une certaine idée de la culture. Une culture qui n'écrase pas, qui n'intimide pas, qui ne réserve pas la beauté à quelques-uns, mais qui la met en partage, au plus près d'un territoire, de ses habitants, de ses fragilités comme de ses promesses. […] 

Programme

[…] Concevoir une programmation qui conjugue l’exigence d’intériorité propre à l’abbaye et la joie du partage qui rassemble Montois, Manchois et mélomanes venus du monde entier, constitue un défi aussi exigeant qu’inspirant. 
Je me réjouis de cette aventure collective, portée avec les collectivités territoriales et les partenaires culturels, qui fait de ce festival un rendez-vous ouvert, vivant et profondément fédérateur, au service de tous ! 

Trois salles de l’abbaye seront animées lors de cette journée à travers un programme musical varié proposé par le festival Via Aeterna.

Dans l’église abbatiale

  • 10h - Bach, 
    "Suites pour violoncelle seul" 
    “Toute l’œuvre de Jean-Sébastien Bach est très incarnée et par là même, profondément spirituelle. Les Suites pour violoncelle seul, considérées comme la Bible des violoncellistes, m’accompagnent depuis plus de trente-cinq ans. Chacune a sa propre identité, sa propre couleur, et ce qui en fait l’unité à mes yeux, c’est l’esprit qui les traverse. Elles consolent, donnent de la joie et sont toujours présentes dans les grands moments de l’Histoire. Elles ont une portée
    universelle et créent des ponts admirables entre les hommes. Souvenons-nous de Mstislav Rostropovitch jouant devant le mur de Berlin.”, Léa Duret.
     
  • 14h30 – ENSEMBLE VOCAL DE LA MAÎTRISE DE STE ANNE D’AURAY STRADIVARIA, octuor à vents, GILLES GÉRARD & GUILLAUME CUILLER, direction
    “Souffles sacrés” 
    À l’orée du XIXe siècle, à l’heure où la France vit sa révolution et où le Mont St Michel est devenu une prison, le foisonnement musical des cours européennes, lui, bat son plein et voit notamment l’essor des ensembles à vents, qui permettent de faire circuler de grandes œuvres en petits effectifs. Ainsi Schubert lorsqu’il compose sa 7e et dernière messe, écrit-il pour chœur et ensemble à vent. Les voix naturelles et pures de la Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray se marient aux bois et cuivres de l’ensemble Stradivaria dans une même respiration, pour incarner cette partition que l’on connaît sous le nom de Deutsche Messe, car l’emblématique représentant du romantisme allemand l’écrivit non pas en latin mais en allemand, qui plus est sur des textes non liturgiques. Elle a donc connu les réticences du clergé à sa création, mais elle a très vite acquis une grande popularité en Autriche et en Allemagne, le génie mélodique de Schubert agissant.
     
  • 19h – EVA ZAÏCIK, mezzo-soprano, LE POÈME HARMONIQUE, VINCENT DUMESTRE, direction
    “NISI DOMINUS - VIVALDI” 
    À l’époque de Vivaldi, Venise est célèbre dans l’Europe entière pour la splendeur de ses processions. Entre chants de dévotion populaires scandés en chœur et polyphonies venues du fond des âges, c’est cette atmosphère de fête que Vincent Dumestre a voulu recréer. La fièvre fait place à la contemplation dans ce programme couronné par le Nisi Dominus de Vivaldi, ce superbe chef-d’œuvre sur le Psaume 127, sans doute écrit pour une jeune élève à l’Ospedale
    della Pietà – ici la brillante Eva Zaïcik, consacrée en 2018 au concours Voix Nouvelles, aux Victoires de la musique et au Concours Reine Elisabeth.
     

Dans le Réfectoire des moines

  • 13h – ENSEMBLE COMET MUSICKE, FRANCISCO MAÑALICH, tenore e viola da gamba, AUDE-MARIE PILOZ, viola da gamba, CYRILLE MÉTIVIER, viela e cornetto, CAMILLE RANCIÈRE, lira da braccio e viela, NOLWENN TARDY, vièle et chant
    “ORFEO”
    Un  canoro semi deo 
    Orphée, le demi-dieu chantant, par Monteverdi et ses contemporains L’Orfeo, premier opéra de Monteverdi, est un tourant dans l’histoire de la musique qui marque la frontière entre la Renaissance et l’époque baroque. Il inspire la trame de ce concert et nous emmène sur le chemin d’Orphée, le mythique poète amoureux. Père des chants, Orphée possède un pouvoir unique : lorsqu’il chante accompagné par sa lyre, « la merveilleuse Lyre aux fils rouges et tièdes», les bêtes les plus féroces deviennent aimables, les pierres et les arbres s’émeuvent de sa voix céleste, les fleuves puissants s’arrêtent pour l’écouter, même les Dieux sont émus. Le chemin à suivre est tout simple : c’est le son de sa voix en compagnie de Monteverdi, Rossi, Cavalli auxquels répondent des pièces instrumentales de Pietro Lappi et Adriano Banchieri en consort de vièles et violes, et nous traverserons avec lui toutes les frontières, de la vie, de l’amour jusqu’à l’ultime : la mort. 
     
  • 17h30 – PHILIPPE MOURATOGLOU, guitare HENRI DEMARQUETTE, violoncelle
    “SOL !”
    Œuvres de Caccini, Ferrari, Monteverdi, D’India... 
    Des œuvres écrites pour guitare et violoncelle, voilà qui est peu fréquent. C’est pourtant l’idée que s’est approprié le compositeur brésilien Radamés Gnattali dans sa Sonate pour violoncelle et guitare : il illustre ainsi combien la frontière entre les musiques populaires et érudites est mince dans la culture brésilienne. Pour bâtir tout un concert autour de cette œuvre, Henri Demarquette et Philippe Mouratoglou se sont adonnés aux joies de la transcription avec une ligne directrice : associer leurs instruments aussi nobles que populaires pour célébrer la lumière et la joie, par des
    musiques baignées de soleil, venues des rivages de la Méditerranée aux pays d’Amérique du Sud.
     

Dans le Scriptorium

  • 16h – ENSEMBLE Ô LAETITIA CORCELLE, direction
    “LES CHANTS DE LA TERRE”
    Œuvres de Victoria, Richou, Saint-Saëns.
    Les Chants de la Nature captés et composés par Fernand Deroussen.
    L’audio-naturaliste Fernand Deroussen entend dans les sons vibrants de la nature, une véritable symphonie du vivant. Mais pour tout un chacun, sont-ils plutôt des bruits ? Ou partagent-ils les racines de notre matériau musical par leurs rythmes, leurs hauteurs, leurs polyphonies ? Voilà un concert particulier, très sensitif, pour lequel Fernand Deroussen a composé une œuvre sonore la plus réaliste possible à l’aide d’enregistrements de terrain, offrant à l’écoute toute l’émotion que procure un pur moment de nature.  A cette plongée dans ce paysage sonore vivant, viennent se mêler les voix chantées des 8 chanteurs Ô, entrant en conversation avec la nature sauvage. Un autre dialogue s’invite : celui du temps, avec des oeuvres de la Renaissance avec Lobo et Victoria, et de notre époque avec Bertrand Richou, compositeur talentueux qui met ici en musique des
    textes de Saint François d’Assise et de Baudelaire.